Une dynamique croissante des investissements allemands en Tunisie

Les relations économiques entre Tunisia et Germany continuent de se renforcer en 2026, marquant une nouvelle étape dans leur coopération stratégique. A travers de nouvelles initiatives et des projets d’investissement ambitieux, les deux pays confirment leur volonté commune de soutenir la croissance, l’emploi et l’innovation. Cette dynamique témoigne d’une confiance mutuelle solide et d’une vision partagée tournée vers l’avenir.

Une expansion des projets allemands sur le marché tunisien

L’Allemagne affiche aujourd’hui une volonté claire d’élargir sa présence économique en Tunisie. De nouveaux projets devraient voir le jour dans les mois à venir, avec une quinzaine d’initiatives en préparation. Ces investissements visent principalement à améliorer la performance des entreprises déjà implantées et à renforcer leur compétitivité sur le marché international.

Cette annonce a été lors d’un événement officiel organisé à Tunis, en présence de plusieurs acteurs économiques majeurs. A cette occasion, un accord important a été signé entre les autorités publiques et des représentants du secteur privé, dans le but de soutenir le développement industriel et d’encourager la collaboration entre les différents partenaires.

Au-delà des chiffres, cette démarche reflète une stratégie plus large. L’objectif est de créer un environnement favorable aux affaires, capable d’attirer davantage d’investisseurs étrangers. La Tunisie mise notamment sur la qualité de sa main d’œuvre, reconnue pour ses compétences, ainsi que sur sa position géographique stratégique qui facilite les échanges avec l’Europe.

Cette orientation s’inscrit également dans un programme de coopération internationale soutenu par le ministère allemand du développement et mis en œuvre par GIZ. Ce programme vise à encourager l’emploi, surtout pour les petites entreprises, tout en favorisant une transition économique plus inclusive et durable.

Une coopération économique en plein essor

Les liens entre la Tunisie et l’Allemagne ne cessent de se consolider, comme en témoignent les résultats économiques récents. En 2025, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint un niveau record, dépassant les 5 milliards d’euros. La balance commerciale reste favorable à la Tunisie, ce qui souligne la compétitivité de ses exportations.

Les produits tunisiens trouvent de plus en plus leur place sur le marché allemand, avec une progression notable des ventes à l’étranger. Cette croissance reflète non seulement la qualité des produits, mais aussi la capacité des entreprises tunisiennes à répondre aux exigences internationales.

Par ailleurs, l’Allemagne occupe une position importante parmi les investisseurs étrangers en Tunisie. Plus de 300 entreprises allemandes sont aujourd’hui actives dans le pays, opérant dans divers domaines comme l’industrie, les services ou encore les technologies. Cs sociétés contribuent largement à la création d’emplois, offrant des dizaines de milliers de postes et participant ainsi au développement économique local.

Cette collaboration s’inscrit dans une relation historique forte, célébrée récemment à l’occasion de plusieurs décennies de partenariat entre les deux nations. Au-delà des aspects économiques, cette coopération repose sur une vision commune : construire un modèle de croissance équilibré et responsable, fondé sur l’innovation, la formation et l’ouverture internationale.

L’entrepreneuriat digital à l’aube de 2026 : les mutations qui redéfinissent le business en ligne

2026 s’ouvre comme une nouvelle étape pleine de promesses pour celles et ceux qui envisagent de créer leur propre activité. Après une période marquée par des turbulences économiques, l’environnement actuel devient plus favorable à l’initiative et à l’innovation. L’évolution des comportements d’achat, la montée en puissance du numérique et l’apparition de besoins émergents redessinent les marchés et ouvrent la voie à de nouvelles perspectives.

Qu’il s’agisse de lancer des services digitaux, de commercialiser des produits ou d’accompagner les autres à travers le coaching, les opportunités sont nombreuses pour construire un projet viable. L’essentiel réside dans l’identification d’un concept aligné à la fois sur vos compétences. C’est précisément dans cette logique que certaines pistes méritent aujourd’hui toute votre attention.

Lancer sa première boutique sur une marketplace

Ouvrir une boutique sur une place de marché permet de démarrer rapidement, sans avoir à créer son propre site de vente. Ces environnements déjà fréquentés offrent une visibilité immédiate, idéale pour tester un produit et générer ses premières ventes. C’est aussi une excellente façon d’apprendre les fondamentaux du commerce en ligne : mettre en valeur ses offres, soigner les visuels, gérer la relation client et analyser les résultats.

Créer et vendre des e-books utiles

Les e-books offrent une manière accessible de partager ses connaissances tout en créant une source de revenus durable. Ils peuvent prendre différentes formes, selon le besoin du public, et se diffusent facilement en ligne. Ce format convient particulièrement aux personnes qui aiment expliquer, structurer et apporter des solutions concrètes à une audience bien définie.

Transformer une idée en application concrète

Le marché des applications continue de croître et offre de réelles opportunités pour transformer un concept en projet concret. Que vous maîtrisez déjà la programmation ou que vous choisissiez de vous entourer d’un spécialiste, il est possible d’avancer étape par étape. L’essentiel reste de bien réfléchir à l’utilité de l’application, d’analyser les solutions déjà existantes et de valider son potentiel avant d’engager du temps ou des ressources financières.

Faire du coaching spécialisé

Se lancer dans le coaching en ligne est une façon concrète de mettre vos compétences au service des autres. Les clients recherchent aujourd’hui des solutions adaptées à leurs besoins précis, que ce soit pour progresser professionnellement, mieux gérer leur vie personnelle ou atteindre leurs objectifs. Cette activité ne demande pas d’infrastructure complexe : un simple ordinateur et une connexion fiable suffisent pour démarrer. Avec le temps, il est possible de diversifier son offre, proposer de programmes collectifs ou enregistrés, et ainsi toucher un public plus large tout en générant des revenus réguliers. Identifier une spécialité où votre savoir-faire est unique reste la clé pour se démarquer et construire une activité durable.

Devenir web designer indépendant

Si vous aimez combiner créativité et technique, le web design offre une belle opportunité de travailler avec des entreprises souhaitant améliorer leur présence en ligne. Créer des sites attractifs ou moderniser des pages existantes vous permet de montrer votre savoir-faire tout en développant votre portfolio. Chaque projet est une chance de renforcer votre crédibilité et d’aider de petites structures à se démarquer sur le web.

Se construire une activité de rédacteur expert

Le copywriting permet de transformer des idées en messages percutants qui captent l’attention et suscitent l’intérêt. Cette activité convient à ceux qui aiment jouer avec les mots et raconter des histoires qui font réagir. Vous pouvez commencer par offrir vos services à différentes entreprises ou projets, et petit à petit constituer un portfolio solide qui reflète votre style.

La Tunisie : Conjoncture économique orientée à la hausse

Businessman hand write business graph

La conjoncture économique au premier semestre 2025 laisse entrevoir un redressement plus tangible, soutenu par la reprise des activités agricoles, touristiques et industrielles. L’inflation poursuit sa décélération et le chômage affiche une tendance à la baisse bien que la situation des diplômés reste préoccupante. Toutefois, la relance de l’investissement demeure hésitante : les flux d’IDE progressent, mais sans réelle synergie avec les entreprises locales, dont l’élan reste limité. Les pressions sur la balance des paiements s’accentuent sous l’effet de la hausse des importations liées à la relance. Pour consolider cette dynamique, il s’avère essentiel de renforcer la compétitivité du produit national, d’accroître la productivité et d’améliorer l’environnement des affaires, afin de stimuler l’investissement privé et de soutenir une croissance créatrice d’emplois durables.

Reprise des exportations

L’économie tunisienne affiche en 2025 une progression de 2,4%, témoignant d’une reprise encore fragile mais bien réelle. Cette évolution découle essentiellement de la vitalité du secteur agricole, dont la valeur ajoutée s’est accrue de près de 10%, ainsi que la résilience des services, en hausse modérée. Le redémarrage de l’activité industrielle confirme également cette tendance : les industries chimiques, mécaniques et électriques, la construction ainsi que l’extraction minière enregistrent des performances remarquables, traduisant une amélioration de la production et une meilleure mobilisation des capacités existantes.

En revanche, certaines branches connaissent un repli marqué, à l’instar de l’extraction pétrolière et gazière, du raffinage, des activités financières ou encore du textile et du cuir, freinées par des contraintes structurelles persistantes. Face à ces disparités, le défi central demeure la consolidation de la compétitivité et la relance durable des exportations industrielles.

Les flux d’investissements étrangers directs poursuivent leur ascension, enregistrant une hausse de plus de 40%, tandis que les déclarations d’investissement intérieur progressent d’environ 17%. Cependant, les lourdeurs administratives, la rigidité réglementaire et l’accès limité au financement continuent d’entraver l’élan entrepreneurial, retardant une reprise plus vigoureuse et inclusive.

Déficit de la balance commerciale

Le déficit de la balance commerciale s’est accentué au premier semestre 2025, principalement en raison de l’aggravation du déséquilibre énergétique. Les échanges extérieurs révèlent un recul des exportations de 0,6%, tandis que les importations progressent de 4,3%, creusant le déficit à 9 900,5 millions de dinars, contre 8 017,4 millions un an plus tôt. Certains secteurs affichent néanmoins des signes positifs : les exportations minières, notamment celles phosphates et dérivés, enregistrent une hausse notable de plus de 11%, et les industries mécaniques, électriques ainsi que le textile maintiennent une légère progression. En revanche, les ventes de produits énergétiques chutent de 36%, pénalisées par la contraction des exportations de produits raffinés, tandis que l’agroalimentaire recule  d’environ 19% sous l’effet de la baisse des exportations d’huile d’olive. Cette évolution souligne la vulnérabilité persistante des échanges extérieurs face aux fluctuations sectorielles et énergétiques.

Tendances du secteur commercial en Tunisie pour l’année 2025

 

Business Finance Economy Commerce Investment

Débusquer une idée de business porteuse n’est plus une mince affaire, particulièrement dans un contexte où les établissements bancaires tunisiens affichent parfois une frilosité face à certains projets entrepreneuriaux. Pourtant, à travers le monde, de nombreux concepts novateurs ont émergé et démontré leur viabilité. Leur croissance continue en est la preuve tangible. Ces initiatives, souvent simples mais brillamment pensées, montrent qu’une étincelle peut suffire à transformer un destin. Une source d’inspiration précieuse pour les aspirants entrepreneurs tunisiens en quête de renouveau et d’ingéniosité.

Louer les espaces extérieurs privés

Aujourd’hui, la location ne se limite plus aux appartements ou villas pour les vacances : de plus en plus de personnes cherchent à louer des espaces extérieures privés pour organiser mariages, fêtes entre amis ou évènements professionnels comme des teams biuilding. Il existe désormais des plateformes qui facilitent cette mise en relation entre des propriétaires possédant jardins, piscines, terrasses ou terrains de sport, et qui souhaitent réduire leurs charges, et des locataires à la recherche d’un cadre agréable et abordable en plein air. Chaque propriétaire décide librement du prix et de la durée pendant laquelle il souhaite proposer son espace, offrant ainsi une grande flexibilité et une nouvelle opportunité pour profiter d’espaces verts sans se ruiner. Ce concept innovant séduit par son coté simple, économique et convivial, tout en permettant de créer des moments uniques dans des lieux inattendus.

Coaching en ligne

Le coaching en ligne s’impose comme un levier d’opportunités, porté par une demande croissante de services personnalisés à distance, renforcée par les habitudes nées de la crise sanitaire. Qu’il s’agisse d’accompagnement sportif, de développement personnel ou de conseils stratégiques en affaires, les formes qu’il pendre sont multiples. Si vous possédez une expertise pointue dans un domaine spécifique et jouissez d’une certaine visibilité ou d’une communauté engagée, ce modèle peut transformer en véritable source de revenus. Pour percer, il ne suffit plus d’être compétent : il faut incarner son domaine, fédérer autour de soi, et bâtir une présence digitale forte-via une chaîne YouTube, un site professionnel et des communautés actives sur les réseaux sociaux. Du particulier au cadre dirigeant, en passant par les personnalités publiques, votre clientèle peut être aussi variée qu’exigeante. Le coach de demain est avant tout un influenceur crédible, à la fois expert et communicant.

Vendre ses créations et préparations maison

Mettre à profit ses talents manuels ou sa créativité artisanale pour en faire une source de revenus est une démarche à la fois passionnante et réalisable. Même si la fabrication s’effectue dans un atelier, une cuisine professionnelle ou un studio, il est souvent possible de gérer le stockage et la vente depuis son domicile. Ce modèle permet de maîtriser chaque étape de création, d’adapter les produits aux attentes du marché, d’optimiser leur qualité t d’améliorer la rentabilité. Que l’on choisisse une plateforme de vente existante ou une boutique en ligne dédiée, commercialiser des articles faits maison offre l’opportunité de partager son talent tout en générant un revenu. Il convient toutefois de respecter les réglementations en vigueur, notamment pour les produits alimentaires ou cosmétiques. Parmi les créations artisanales les plus recherchées figurent les bougies, bijoux, œuvres d’art, savons et bombes de bain, objets décoratifs comme la céramique ou les tapis tissées à la main, ainsi que divers produits culinaires et vêtements uniques.

Beauté et bien-être à domicile

En 2025, les services esthétiques à domicile représentent une opportunité  prometteuse pour les entrepreneurs, portée par une demande soutenue et des habitudes de consommation en pleine évolution. Devenir prestataire indépendant dans ce domaine permet de proposer un large éventail de prestations-soins du visage et du corps, massages, modelages, épilations, maquillage, vente de produits de beauté ou encore stylisme ongulaire. Ce dernier segment, particulièrement prisé, englobe manucure, pose de vernis classique ou semi-permanent et création d faux ongles. L’activité peut s’exercer en toute autonomie ou via des plateformes spécialisées, offrant visibilité, clientèle ciblée et conditions attractives ave des commissions modérées. Ce modèle allie flexibilité, proximité avec la clientèle et potentiel de rentabilité, tout en répondant à une tendance forte : bénéficier de soins professionnels sans quitter le confort de son domicile.

La Tunisie : Le secteur agricole en 2025 selon le rapport de la Banque centrale

 

Tractor agricultural machine cultivating field.

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a affirmé que les perspectives d’amélioration attendues à partir de l’année 2025 auront des retombées positives sur le secteur agricole, en particulier sur la compagne 2024-2025, qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Selon l’institution, les conditions météorologiques particulièrement favorables cette année devraient insuffler un nouvel élan à l’activité agricole, créant un environnement propice au développement des cultures et à l’optimisation des rendements.

La BCT précise que la campagne actuelle bénéficie d’une répartition régulière et généreuse des précipitations, un facteur déterminant pour assurer non seulement une production abondante, mais également une amélioration notable de la qualité des récoltes. Cette abondance hydrique, en plus de soutenir la croissance végétale, permet de renforcer les ressources en eau du pays en contribuant à l’élévation significative du taux de remplissage des barrages ainsi qu’à la reconstitution des nappes phréatiques.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur agricole nourrissent de fortes attentes quant à la consolidation de la sécurité alimentaire nationale, tout en entrevoyant des opportunités de dynamisation des exportations agricoles. La campagne 2024-2025 pourrait ainsi marquer un tournant décisif, porté par la conjugaison d’une météo clémente, d’une meilleure disponibilité des ressources hydriques et d’une prise de conscience accrue quant à la nécessité d’une gestion durable des richesses naturelles.

Essor de la production agricole tunisienne

La récolte des agrumes pour la saison 2024-2025 devrait enregistrer une progression notable de 5,2% par rapport à l’exercice précédent, atteignant ainsi 384 mille tonnes contre 365 mille. Cette croissance s’inscrit dans un contexte globalement favorable à la diversification de la production agricole.

Dans le domaine céréalier, les superficies emblavées pour la campagne actuelle sont évaluées à 1,170 million d’hectares dédiés au blé dur, 514,8 mille consacrés à l’orge, et 46,8 mille affectés au blé tendre et au triticale. Ce chiffre marque une nette progression par rapport aux 972 mille hectares enregistrés lors de la saison précédente, traduisant un effort soutenu en matière d’extension des cultures stratégiques.

Par ailleurs, la filière oléicole affiche des performances remarquables. La production d’huile d’olive est estimée à 330 mille tonnes obtenues lors de la saison antérieure, soit une augmentation spectaculaire de 50%. Cette embellie confirme la résilience du secteur et son rôle moteur dans les exportations agricoles du pays.

S’agissant des ventes à l’international, environ 84 mille tonnes d’huile d’olive ont été exportées au cours des trois premiers mois de la campagne 2024-2025, générant des recettes de 1,202 millions de dinars tunisiens. En volume, les expéditions enregistrent une hausse de 36,4 tandis qu’en valeur, elles subissent un recul de 24,6% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette diminution des recettes s’explique par la baisse des cours mondiaux, conséquence directe de l’augmentation de 32% de la production globale d’huile d’olive, principalement tirée par la forte reprise de l’Espagne, dont la production a bondi de 51%.

Des stratégies marketing performantes

Strategy Business Planning Analysis Concept

La stratégie marketing constitue un levier fondamental permettant à une entreprise de structurer ses actions et de définir des méthodes ciblées en vue d’atteindre ses ambitions sur un marché spécifique. Elle favorise une meilleure cohérence entre l’offre proposée et les attentes des consommateurs visés, en intégrant divers paramètres tels que le positionnement tarifaire, la valeur perçue du produit ou service, les dynamiques concurrentielles, ainsi que l’évolution des besoins du public. En analysant en continu les tendances, les comportements d’achat et les mouvements du secteur, elle offre à l’entreprise les moyens de renforcer sa présence, d’adapter son approche commerciale et d’optimiser sa performance globale. Par ailleurs, cette démarche stratégique s’inscrit dans une logique plus vaste, englobant les aspects liés à la production, à la distribution, aux opportunités économique. Etroitement liée à la vision globale de l’entreprise, elle soutient sa structuration et sa croissance durable.

Stratégie de concentration

La stratégie de concentration repose sur le choix délibéré d’orienter l’activité d’une entreprise vers une offre spécifique ou un segment de marché bien défini, souvent qualifié de niche. Cette approche, privilégiée notamment par les petites et moyennes entreprises ou les acteurs émergents, permet de se positionner efficacement en limitant les investissements initiaux et en réduisant les risques concurrentiels. Elle se fond sur plusieurs justifications : la possibilité de tirer parti d’atouts concurrentiels liés soit à la maîtrise des coûts, soit à une différenciation marquée ; le manque d’intérêt des rivaux pour un domaine jugé peu rentable à court terme en raison des ressources qu’il exige ; ou encore l’impossibilité pour l’entreprise concernée de soutenir une compétition agressive sur les prix au sein d’un marché plus vaste.

Stratégie de différenciation

Contrairement à la spécialisation, la stratégie de différenciation vise plusieurs segments en misant sur des éléments distinctifs pour se démarquer. Elle repose sur la valorisation de la qualité, de l’innovation, ou encore de services complémentaires comme la personnalisation ou un service après-vente soigné. Par exemple, une enseigne peut se distinguer par une offre santé étendue et un programme de fidélité attractif. L’objectif est de bâtir un avantage concurrentiel durable, tout en rendant l’imitation par les concurrents plus complexe.

Stratégie d’écrémage

La stratégie d’écrémage consiste à lancer un produit à un tarif supérieur à celui du marché, en ciblant une clientèle à fort pouvoir d’achat. Elle repose sur la capacité de l’entreprise à valoriser un avantage distinctif, qu’il s’agisse de qualité, de qualité, de réputation ou d’image de marque. Cette approche, souvent utilisée lors du lancement de nouveautés très attendues, vise à capter les consommateurs les plus engagés dès les premières ventes, générant ainsi une marge élevée. Par la suite, le prix est graduellement réduit pour toucher un public plus large, à mesure que les coûts de production baissent et que les investissements initiaux sont amortis.

Stratégie de pénétration

Cette approche commerciale vise à s’imposer rapidement sur un marché en ciblant un large public grâce à une offre accessible. Contrairement à l’écrémage, elle privilégié des tarifs attractifs pour séduire massivement, malgré des coûts initiaux élevés en promotion et distribution. Fréquemment utilisée par de nouveaux entrants, notamment dans les télécoms, cette tactique mise sur un positionnement offensif pour s’ancrer durablement et ajuster ensuite sa stratégie tarifaire.

Le rôle de la diaspora tunisienne dans l’économie du pays

La diaspora tunisienne, regroupant des leaders, des entrepreneurs, des chercheurs, des investisseurs, des acteurs influents, contribue activement à diversifier les relations économiques entre la Tunisie et leurs pays d’accueil. E réseau constitue une richesse stratégique pour soutenir le développement économique, à condition d’être mieux organisé grâce à des politiques adaptées, des mécanismes incitatifs et une amélioration du cadre des affaires. Elle incarne un avantage distinct qu’il est essentiel de mettre en valeur et de renforcer.

Le rapport de la Banque Mondiale

La question des migrations et de la diaspora revêt une importance stratégique pour le développement, selon les analyses de la Banque Mondiale. Lors d’un récent événement économique majeur, cette thématique a été présentée comme un levier clé pour favoriser le progrès des nations, notamment par son impact sur les transferts de fonds, le partage de connaissances et le développement des compétences globales.

Un rapport publié par l’institution en 2023 a mis en avant un cadre structurant pour orienter les politiques migratoires, en recommandant aux pays d’origine d’intégrer la migration dans leurs stratégies de développement. Cela inclut notamment la facilitation aux flux financiers, souvent supérieurs aux investissements directs étrangers et à l’aide publique au développement, comme en témoigne un montant mondial de 656 milliards de dollars transférés vers des économies à revenu faible et intermédiaire.

En Tunisie, la Banque Mondiale collabore avec le gouvernement pour stimuler la création d’emplois de qualité via le secteur privé, tout en renforçant le capital humain et la résilience climatique. L’investissement de la diaspora dans des secteurs porteurs, tels que la transition énergétique et l’économie verte, est également perçu comme une opportunité essentielle. Créer en environnement favorable à ces investissements apparaît indispensable pour dynamiser le secteur privé et renforcer les synergies avec l’écosystème local.

La diaspora tunisienne est un pilier de l’économie national

Les transferts de fonds réalisés par les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) constituent une ressource financière stratégique pour le pays. En 2023, ces flux ont dépassé 7 milliard de dinars, contribuant de manière significative au financement de la dette extérieure. Ces transferts, marqués par leur constance et leur résilience, ont continué de croître, même en période de crises mondiales, notamment depuis 2011 et durant la pandémie de Covid-19.

Au-delà de leur apport monétaire, les TRE se distinguent par leur rôle actif en tant qu’investisseurs et créateurs d’entreprises. Ils injectent des capitaux, mobilisent leurs réseaux et partagent des compétences pour dynamiser divers secteurs économiques. L’immobilier et les services figurent parmi les secteurs les plus impactés par leurs initiatives. Par ailleurs, des programmes comme Mobi-TRE témoignent de l’implication directe de la diaspora dans le développement des zones marginalisées, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Est. A travers des projets ciblés dans l’agriculture, l’artisanat et l’agroalimentaire, ces investissements renforcent le développement régional out en soutenant la réduction des disparités socio-économiques.

La Tunisie : Les secteurs les plus prospère en 2024

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Au premier trimestre de 2024, les chiffres publiés par la TIA révèlent une hausse impressionnante marquant une progression de 34,6% comparativement à la même période de l’année précédente, pour atteindre un montant de 1249,6 millions de dinars.

Cette avancée notable se traduit par l’ajout de 16 251 nouveaux postes, correspondant à une croissance de 15% par rapport de l’année antérieure. Parmi ces investissements, les nouveaux projets se démarquent par leur impact majeur, avec un total de 1038,7 millions de dinars, soit 83% de l’ensemble des fonds engagés. Ces projets devraient générer 13 767 emplois, représentent 85% du total prévu.

Le tourisme

Au cours des cinq premiers mois de 2024, l’économie tunisienne a montré des progrès significatifs, notamment grâce à une amélioration de la balance courante, selon les données de la Banque centrale de Tunisie. Les échanges extérieurs ont joué un rôle clé, avec une augmentation des recettes d’exportation atteignant 26,7 milliards de dinars, soit une hausse de 3,3% tandis que les importations ont reculé de 2,5% pour s’établir à 33,2 milliards de dinars à la fin de mai. Cette tendance a permis de réduire le déficit commercial, qui est passé à 6,413millions de dinars, contre 8,101 millions un an plus tôt.

En fait, le tourisme a également joué un rôle positif, avec des recettes touristiques atteignant 2,144 millions de dinars dépassant ainsi les niveaux de 2019, avant la pandémie, et contribuant à l’amélioration de la balance des services.

Malgré une augmentation du déficit énergétique, qui représentait 78% du déficit total à la fin de mai 2024, les secteurs non énergétiques ont affiché des résultats encourageants. Ce contexte favorable a conduit à une réduction du déficit courant à 1,581 millions de dinars, contre 3,596 millions un an plus tôt, renforçant progressivement les réserves en devises. Sur le plan monétaire, le dinar a connu des évolutions contrastées, s’affaiblissant légèrement face au dollar américain tout en se raffermissant par rapport à l’euro. Cette stabilité relative a contribué à limiter les pressions inflationnistes, favorisant ainsi un climat économique plus serein.

Les technologies de l’information et le TIC

La Tunisie se distingue parmi les leaders africains en matière de développement des technologies de l’information et de la communication, reflétant des avancées vers une connectivité universelle. D’après le rapport « Measuring Digital Development-ICT Development Index 2024 », évaluant 170 pays sur la base de 10 indicateurs, la Tunisie obtient un score de 77,2 sur 100, se positionnant à la huitième place en Afrique, bien au-dessus de la moyenne continentale de 50,3 points. Cette progression, marquée par une hausse de 3,1 points en un an, est principalement due à l’augmentation des utilisateurs d’internet, atteignant 92,8% en 2024, et à une couverture mobile solide, avec 98% en 3G et 99,5% en 4G. Cependant, il reste essentiel de réduire les disparités régionales et sociales pour renforcer encore ces résultats et développer l’économie numérique.

Les énergies renouvelables

Un rapport récent de la Banque mondiale anticipe une croissance économique notable en Tunisie, avec des gains de 1,1% à 1,75% d’ici 2030, grâce à l’expansion des énergies renouvelables. Intitulé « Une énergie renouvelée pour l’économie », il souligne l’importance des projets dans ce domaine pour résoudre les défis économiques et environnementaux du pays. Un scénario de décarbonation profonde offrirait des avantages immédiats, notamment une réduction des coûts énergétiques, profitant surtout à l’industrie et à l’agriculture. Bien que la dette publique augmente, les investissements, principalement privés, pourraient soutenir la transition énergétique avec un cadre réglementaire approprié.

Les Effets de la Numérisation sur l’Économie Tunisienne

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En Tunisie, le secteur numérique présente un potentiel considérable pour stimuler la compétitivité et générer des emplois. Pour établir les infrastructures et l’écosystème indispensables à son essor, l’Etat tunisien a élaboré un plan sectoriel intitulé « Tunisie numérique 2020. »

Ce plan ambitieux vise, entre autres, à positionner la Tunisie parmi les trois premiers pays en matière de délocalisations, à devenir le leader de la sous-traitance informatique dans la région MENA, et à faire du numérique et de l’innovation les moteurs d’une nouvelle croissance économique.

L’économie digitale englobe des éléments et aspects variés

La particularité de l’économie numérique, par rapport à d’autres secteurs, réside dans sa diversité. Elle ne se limite pas un domaine précis, mais touche presque toutes les industries.

Un nombre croissant de marques et d’organisations de tous types utilisent les réseaux sociaux comme principal levier marketing. Cela inclut des géants comme Nike et Apple, mais aussi des ONG comme Greenpeace, des banques, des journaux, etc.

Le numérique offre des opportunités illimitées aux entreprises, y compris celles qui peinent à se faire connaître, comme celles de l’industrie de l’acier, ou celles ayant une clientèle restreinte. Il est beaucoup plus simple et économique de créer un site web que d’ouvrir un magasin physique. Le commerce en ligne est ainsi accessible à toutes les entreprises, leur permettant de vendre à des clients partout dans le monde, sans aucune barrière géographique.

Le numérique dynamise l’économie tunisienne 

En Tunisie, le développement numérique représente un enjeu crucial pour l’économie. Selon l’Agence tunisienne d’internet (ATI), le nombre d’utilisateurs d’internet a atteint 8,1 millions, soit environ 70% de la population, marquant une forte augmentation. Le commerce électronique connaît également une expansion rapide, avec croissance de 33% du chiffre d’affaires en un an, atteignant 660 millions de dinars tunisiens, d’après la Fédération tunisienne de l’e-commerce. La croissance des startups est un autre aspect clé, avec environ 700 entreprises technologiques en forte progression ces dernières années, selon l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation. En outre, l’impact du numérique sur l’emploi est notable, le secteur employant plus de 57 000 personnes en 2022, toujours selon l’ATI. Ces données révèlent que le secteur numérique est en plein essor en Tunisie, offrant des perspectives prometteuses pour l’économie et l’emploi. Toutefois, des défis subsistent, notamment en matière d’infrastructures numériques et de développement des compétences.

Les relations commerciales entre la Chine et la Tunisie

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La Chine fut l’une des premières nations à répondre à l’appel de la Tunisie, avec laquelle elle entretenait des relations robustes, fondées sur une coopération fructueuse. En conséquence, de nombreux mégaprojets figuraient à l’agenda des deux pays, certains déjà achevés, d’autres encore en cours de réalisation. Par ailleurs, de nombreux contrats ont été conclus à la suite des divers accords signés dans les domaines des infrastructures, des technologies et du tourisme.

Des relations fructueuses entre la Tunisie et la Chine

Depuis le président Kais Saied a dénoncé le programme de réformes comme des diktats du FMI, la possibilité d’un partenariat avec le Brics et d’un renforcement des échanges commerciaux avec la Chine est fréquemment abordée. Les responsables du gouvernement de Najla Bouden ont souligné à plusieurs reprises qu’il n’existe pas d’autre alternative à l’accord avec le FMI. Bien que cet accord porte sur seulement 1,9 milliard de dollars, il ouvrirait la voie à d’autres arrangements financiers et aides de pays voisins et alliés. Selon des experts, la Tunisie doit mobiliser vingt milliards de dinars pour combler le déficit budgétaire cumulé, avec un manque de dinars pour 2023. Le gouvernement, en place depuis octobre 2021, a réaffirmé son attachement à cet accord.

La conclusion de l’accord a été marquée par une lenteur notable, vraisemblablement due au refus du président de la République d’emprunter cette voie. Cette position a été confirmée le 6 avril 2023, lors d’un discours commémorant le décès de Habib Bourguiba, où il a qualifié les accords de diktats étrangers. Contrairement, aux affirmations des ministres de l’Economie et des Finances, Samir Said et Sihem Nemsia, selon qui les réformes étaient issues d’un travail interne, le président a souligné la nécessité pour la Tunisie de compter sur ses propres ressources. Ces déclarations ont suscité des critiques sur les partenariats et des appels à un repositionnement vers le Brics, une coalition politique regroupant le Brésil, l’Inde, l’Afrique Sud, la Russie et la Chine, en opposition à la domination du G7. Certains ont loué cette alliance potentielle, tandis que d’autres ont souligné l’importance des échanges commerciaux avec la Chine pour l’économie tunisienne.

La Chine renouvelle son intention d’investir en Tunisie

Le 31 mai 2024, les présidents Xi Jinping et Kais Saied ont annoncé un partenariat stratégique entre la Chine et la Tunisie. Lors de cette visite d’Etat, Xi  souligné que, depuis six décennies, les deux nations se respectent et se soutiennent, malgré les défis mondiaux. Renforcer ces relations répond aux intérêts fondamentaux de leurs peuples. Xi a exprimé l’engagement de la Chine à approfondir la coopération et d’élever les relations bilatérales à un nouveau niveau. La Chine soutient la Tunisie dans son développement autonome et ses réformes, a-t-il souligné.